Les Siècles redonnent vie à Petrouchka et au Sacre du printemps sur instruments d’époque.

Publié le par Sylvain

 

En 2010 François-Xavier Roth et Les Siècles ont débuté une Odyssée des Ballets russes dont le point de départ était de recréer l’orchestre des Ballet Russes, qui avait assuré à Paris les créations fameuses de cette compagnie. Après avoir joué et enregistré l’Oiseau de feu, pour en célébrer le centenaire, il leur a semblé tout naturel de poursuivre en 2013 cette aventure avec les deux autres grandes créations d’Igor Stravinsky pour la compagnie de Diaghilev : Petrouchka et Le Sacre du printemps, créées cent ans plus tôt. 


Une reconstitution du Sacre tel qu’il a pu être entendu le 29 mai 1913 ?
Nos recherches sur Le Sacre du Printemps ont débuté en 2011 par la réunion de sources d’informations diverses. Nous nous sommes appuyés sur des travaux musicologiques, en premier lieu ceux de Louis Cyr, complétés par des textes de Robert Craft et Pieter van der Toorn ainsi que deux listes d’errata établies par Igor Markevitch en 1947 et Glenn Block en 1984. Nous nous sommes attachés essentiellement à la comparaison de trois partitions : une copie du manuscrit autographe de la main d’Igor Stravinsky, dont l’original est conservé à Fondation Paul Sacher de Bâle, un exemplaire de la première édition (Edition Russe de Musique, 1922), à travers une copie de la partition utilisée et annotée par Pierre Monteux à partir des années 1920, puis la partition de la version définitive parue chez Boosey & Hawkes (nouvelle édition de 1947, réimprimée en 1967).
Ce nouvel enregistrement présente pour la première fois au disque une proposition de reconstitution du Sacre du Printemps tel qu’il a pu être entendu le soir du 29 mai 1913 au Théâtre des Champs-Élysées à Paris. Cette publication a reçu l’autorisation exceptionnelle des éditions Boosey & Hawkes Music Publishers Ltd à l’occasion du centenaire. L’édition de 1967 publiée par Boosey and Hawkes, demeure la seule édition autorisée à la représentation.

 

Petrouchka triomphe, Le Sacre du Printemps scandalise
Ces deux ballets ont été composés et créés dans un temps très rapproché et ils demeurent pourtant très différents à bien des égards. Dans Petrouchka, Igor Stravinsky développe un langage, une grammaire ayant pour base un folklore provenant de sa Russie natale, qu’il traite avec une sophistication rythmique très avancée. Dans Le Sacre du printemps, le folklore ne constitue plus sa source d’inspiration centrale, mais on retrouve un geste compositionnel de plus grande ampleur, qui se réfère beaucoup moins à l’argument du ballet. Dans ce sens, même si la dramaturgie de la chorégraphie est toujours présente dans l’oeuvre, musicalement Le Sacre du printemps se révèle moins “illustratif” que Petrouchka

Les deux ballets ont reçu à leur création un accueil totalement différent de la part du public parisien. On le comprend aisément aujourd’hui car Petrouchka apparaissait dans la lignée de ce que l’on attendait de Stravinsky, que le public avait découvert l’année précédente avec l’Oiseau de feu. c’est à dire un ballet coloré, faisant en premier lieu référence à la culture de son pays natal, alors que le Sacre développe une idée beaucoup plus radicale et intemporelle, n’ayant pas de pays d’ancrage spécifique.

 

France-Musique – Coup de Coeur – Mai 2014
“Le résultat est superbe : ce Sacre du Printemps bouillonne d’énergie et de vitalité. Les timbres sont éclatants, les instruments résonnent : une vraie pépite musicale”.

 

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Publié dans Les inclassables !

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