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  • 13/05 - Concert du Brass Band Aeolus au conservatoire d'Aulnay sous Bois.
  • 18/05 - Concert du Brass Band Aeolus à Issudun (36).
  • 20/05 - Concert du Brass Band Aeolus au conservatoire de Vincennes.
  • 24/05 - Competition "All England Masters brass band Championship" à Cambridge.
  • 14/06 - Concert en soliste avec la musique des équipages de la flotte de Brest.
  • 21/06 - Concert de la musique des équipages de la Flotte de Brest  aux Arènes de Lutèce à Paris.
  • 26/07 - Concert du Brass Band Aeolus à Surgères (17).

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port.-petit.jpgCe haut savoyard obtient un bac Scientifique ainsi qu’un Diplôme d' Etude Musicale d’euphonium à Annecy en 1997 avant de poursuivre ses études supérieures à Lyon. Il obtient alors un DEUG de Musicologie et un prix de perfectionnement à l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne dans la classe de C. Delange.

En 2000, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de M. Culbertson et travaille notamment avec I. Milhiet et A.Bouckithine.Durant ses études au C.N.S.M. il entre euphonium solo dans l’orchestre de musique des équipages de la flotte de Brest (2001), il est demi-finaliste aux concours internationaux de Lahti (Finlande, 2001) et Guebwiller (France, 2003) et premier prix du concours international de l'U.F.A.M. (Paris, 2005).

Depuis l’obtention d’un premier prix du C.N.S.M. de Lyon en 2004, il est régulièrement invité au sein de grandes formations françaises et étrangères (Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre Lamoureux, Orchestre National de Lyon, Orchestre Philharmonique du Luxembourg, …) sous la direction de grands chefs comme M. Plasson, D. Robertson, S. Cambreling, Y.Sado .

Il est aussi membre du Brass Band Aeolus. Brass Band champion de France depuis 2003.

Depuis 2006, il joue régulièrement en formation de musique de chambre avec Mélanie Brégant a l'accordéon. Ce duo original s'exprime à travers un répertoire riche et varié allant de transcriptions de musique baroque à la musique contemporaine, en passant par les Tangos de Piazzola.

Soucieux de développer le répertoire de l’euphonium et du saxhorn, il collabore avec différents compositeurs comme Yannick Brun, Quentin Delaplace, Jean-Marc Serre ou Frédérick Martin.

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Mercredi 7 mai 2008
Souffler des notes aiguës modifie notre pression artérielle et la fréquence de notre coeur

Une collaboration s’est établie entre la classe de saxhorn - euphonium de Philippe Fritsch et Jean-Luc Petitprez du CNSMDP et l’équipe du Pr. Jean-Luc Elghozi (Arlette Girard et Dominique Laude). Les élèves, leurs professeurs et l’auteur de cette notule, lampiste du tuba et le plus vieux qui plus est, ont participé à ce travail, en acceptant de souffler 3 longues notes (15 secondes) dans la nuance mezzo forte, pédale, médium puis aiguë, à vide, autrement dit un si bémol (117, 468 et 937 Hz) tandis que les chercheurs enregistraient simultanément la fréquence cardiaque, les variations continues de la pression artérielle et les mouvements respiratoires à l’aide de capteurs reliés à un système d’acquisition.

La prudence imposait pour ne pas gêner les patients hospitalisés que ces émissions soient réalisées avec une sourdine.

A l’issue de ce premier exercice, les sujets soufflaient par tranches de 15 secondes contre une résistance (tube en U rempli de mercure) de façon à atteindre les niveaux suivants : 10, 40 et 60 mm de mercure (Hg) ce qui reproduit la manoeuvre de Valsalva utilisée couramment en médecine. Cette manoeuvre consiste à pousser face à une résistance comme on peut le faire pour se déboucher les oreilles en altitude ou lors d’un effort de défécation pour prendre un élément de comparaison trivial. Les observations découlant de nos analyses ont clairement montré que les notes aiguës, émises avec les lèvres serrées, effondrent le volume éjecté par le cœur, à la manière d’une épreuve de Valsalva contre une résistance élevée (40 ou 60 mmHg). Il en résulte que la pression artérielle diminue et se ‘pince’.

Pour compenser ce phénomène le coeur s’accélère. De façon intéressante les estimations du baroréflexe (réflexe qui sert à stabiliser la pression artérielle) ont montré que sa sensibilité, indice de bonne forme, permettait de prédire la réponse du coeur à la chute de pression.

Ainsi le profil cardio-vasculaire de l’émission d’une note aiguë s’apparente à un Valsalva classique (40 mmHg), avec notamment une chute de pression durant l’émission de la note suivie d’une remontée importante à la reprise ventilatoire, lorsque le sang revient abondamment dans le coeur. Cette variation biphasique due au blocage initial du retour veineux lorsque le thorax est mis sous pression se traduit physiquement par un gonflement des veines avant leur entrée dans le thorax qu’on voit bien au niveau du cou. Ce phénomène est marqué chez les instrumentistes soufflant dans des instruments de résistance comme le hautbois, le basson, le cor, la trompette ou le trombone. Il vous suffit d’observer le cou de vos voisins d’orchestre en action. Lorsque la pression chute trop, la vue peut transitoirement baisser et dans de rares cas une syncope peut survenir. De même la remontée de pression peut atteindre des sommets mais mon propos n’est pas d’inquiéter inutilement les ‘pratiquants’ !

L’émission de notes graves induit par contre un profil très ‘tranquille’ du point de vue cardio-vasculaire avec une faible diminution du volume éjecté par le coeur à chaque battement, ce qui rappelle le profil du Valsalva avec une faible contre-pression (10 mmHg). Ce profil est aussi celui des instruments à faible résistance parmi lesquels on range le tuba basse et la flûte. On comprend aisément que le thorax se contracte moins pour laisser sortir l’air par des lèvres entrouvertes. Le débit d’air est bien plus élevé dans ce cas.

Ce travail démontre que souffler n’est pas seulement jouer. Il a pour avantage de souligner que la pratique d’un instrument à vent est une contrainte physique, respiratoire d’abord et par voie de conséquence cardio-vasculaire. Les sujets entraînés disposent d’un meilleur contrôle qui optimise le souffle. Il n’empêche que l’émission de notes aiguës génère mécaniquement des variations de retour du sang vers le coeur qui met en action des mécanismes de compensation tel le baroréflexe. Meilleur est ce réflexe et meilleure devrait être la tolérance cardio-vasculaire à la pratique d’un cuivre.

Comment en améliorer son fonctionnement ? C’est l’objet de nos recherches actuelles. Rendez-vous dans 10 ans !

Pr. Jean-Luc Elghozi, Faculté de Médecine de Paris
Elghozi JL, Girard A, Fritsch P, Laude D, Petitprez JL: Tuba players reproduce a Valsalva maneuver while playing high notes. Clinical Autonomic Research 2008; 18: 96-104. Vous recevrez cet article en version intégrale pour votre usage personnel sur demande par mail à
jean-luc.elghozi@crc.jussieu.fr
par Sylvain publié dans : Les inclassables !
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